mercredi 2 décembre 2009

Pokémon, indémodable ?


« Un jour je serais le meilleur dresseur, je me battrais sans répit… » Que le générique reste dans la tête, passe encore, mais comment expliquer le succès constant de Pokémon, dix ans après la sortie des premières cartouches Bleu et Rouge en Europe ?

J’étais aux premières loges au début du succès Pokémon. J’ai acheté plusieurs cartouches de jeu, j’ai suivi un certain nombre d’épisodes télé… puis progressivement, je m’en suis détournée. Pas de renouveau, un héros trop héroïque, une musique de capture irritante à force (ceux qui voient de quoi je parle ne me contrediront pas !) et une histoire qui se traine. Qu’en 2009, la série continue à faire parler d’elle dans les écoles me dépasse un peu. C’est à n’y rien comprendre. Hier encore, je voyais mon cousin, 11 ans, glisser des cartes pokémon dans son sac. Il disait avoir trouvé quelqu’un pour lui échanger son Arcanin contre un Noctali, une obscure créature de la seconde génération du jeu. Voilà qui m’a interpelé… jeu de cartes, dessin-animé, jeux vidéos déclinés encore et encore… qu’est-ce que les nouvelles générations, qui connaissent désormais la 3D et des films d’animation au style de plus en plus travaillé peuvent bien trouver à Pokémon ? Le dessin et ses formes rondes, l’esprit extrêmement manichéen de la série et la répétition lassante du même scénario au fil des cartouches est plutôt daté, désormais. On est bien loin des histoires rocambolesques au rythme soutenu de certaines séries actuelles. Il n’y a ni effets spéciaux ni trame vraiment complexe… Et pourtant, la recette marche toujours ! Que la Team Rocket (les plus anciens méchants de la série) soit « ridiculement ridicule » (sans cesse à côté de la plaque, à rater leurs mauvais coups) ne semble pas poser de problème, ni même le fait que l’univers y est très simple et que les seuls vrais changements au fil des jeux soient les nouveaux pokémons inventés… Les pokémons s’échangent toujours dans les cours de récré, par cartes de jeu ou par DS, de nouveaux films sont en préparation et les sorties des deux nouvelles versions prévues pour Avril 2010 : Cœur d’Or et Âme d’Argent sont attendues avec impatience par les aficionados nostalgiques et les nouvelles générations de joueurs.

Grâce au concept bien rôdé de la capture de créatures qui se transforment au fur et à mesure qu’elles gagnent en expérience, les créateurs de Pokémon (Pocket Monsters à l’origine) ont trouvé un bon filon qu’ils comptent exploiter aussi longtemps que possible. Car des créatures de ce genre, on peut en imaginer beaucoup. De 150 dans les premières cartouches, elles sont désormais au nombre de 493 dans la version Platine sortie en 2009. L’intérêt est peut-être limité, parce qu’avec une telle quantité de créatures capturables, on s’y perd, mais les joueurs, toujours fidèles, y trouvent leur compte. Avec son échange, mon cousin parviendra à se rapprocher de son équipe pokémon idéale, et c’est peut-être ça, au final, qui importe. Qu’elles soient jolies à regarder ou toute en puissance, les équipes pokémon que se constituent les joueurs leur ressemblent, et c’est ce qui semble les motiver, en premier lieu. On s’attache aux personnages de la série qui ont des habitudes de gosses, on se met à trouver Pikachu (la mascotte électrique) mignon, Dracaufeu (une créature de Feu avec un sacré ego, dans la série télé) effrayant, on se met à parler de pokéball et de badges d’arènes, et on se prend au jeu, petit à petit... Avoir écrit cela me donne même envie de ressortir mes vieilles cartouches du jeu, c’est dire ! L’aspect vieilli et le concept extrêmement simple sont peut-être ce qui fait le charme de la série, après tout. Cela séduit toujours les plus jeunes, et rend nostalgiques ceux qui étaient à leur place, en 1999. Dix ans après, Pokémon reste donc un succès marketing loin de s’essouffler. Pikachu n’a pas fini de faire parler de lui ! Else, étudiante.

vendredi 20 novembre 2009

Les pouvoirs cachés du téléphone portable

92% des adolescents possèdent un mobile (TNS SOFRES 2009).
Il accompagne leur quotidien en investissant tous leurs lieux de vie, tant et si bien qu'il influe sur leur vie sociale, bouleversant leurs comportements.

Cet objet de communication est complètement détourné de son objet premier. Certes, ils l'utilisent pour téléphoner et s'échanger des SMS mais pas seulement. Beaucoup d'autres critères entrent en jeu : appareil photo, lecteur MP3, accès Internet, jeux... En fonction de cela, les jeunes en font des usages particuliers. Nous pouvons en distinguer huit.

1. Boules Quiès : L'utilisateur s'enferme dans une « bulle d'intimité ».
Le portable est aussi un outil de non communication. Accaparés par le petit écran, les jeunes se coupent de leur environnement immédiat. Ils se focalisent sur le virtuel.

2. Bijoux: Accessoirisé, il devient le prolongement de soi.
Choisi pour son esthétique, l'objet se décore, se personnalise. Le portable devient pour les adolescents un objet personnel de projection de soi. Il le porte comme une montre ou des lunettes.

3. Boites à secrets: C'est une cachette qui contient des données personnelles et privées.
Il est hors de question de prêter son portable, à ses parents par exemple, au risque de voir son jardin secret exposé. Certains suppriment toutes leurs données (messages, photos, appels...) pour ne pas être victime d'espionnage. D'autres intègrent des codes et autres mots de passe pour rendre impossible l'accès aux curieux à des informations personnelles.

4. Mobile addict: 70% des jeunes en sont dépendant.
En permanence connecté, le portable est quasiment devenu une extension de leurs corps, et leur l’enlever, c’est leur arracher un membre. La moindre panne de batterie est un drame. Pour échapper à ce « stress » il suffirait de l'éteindre, mais pour certains c'est impossible. L'objet se substitue aux relations humaines.

5. Bouclier: Le mobile est parfois utilisé pour éloigné un importun comme son ex ou des silhouettes étranges dans la rue.
Les adolescents agrippent leurs portables et simulent une conversation pour dissuader l'éventuelle rencontre. Le portable les rassure. Il crée une sensation de sécurité. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les parents l'achètent à leurs enfants.

6. Camouflage: Messagerie et SMS permettent des stratégies d'évitement.
Avec le portable, ils parlent … et s'évitent beaucoup. Cela permet de ne pas s'impliquer émotionnellement.

7. Doudou: Sa présence rassure, jusque dans le lit.
Il fait la transition entre intérieur et extérieur, le soi et le non soi. Ce n'est qu'un objet mais il est incarné affectivement. Il tient le rôle d'ami imaginaire, il leur sert dans leur quotidien réveil, agenda, montre...Ils ne peuvent plus s'en éloigner.

8. Mégaphone: A travers des dialogues, le mobile produit de l'intime dans l'espace public. Certaines personnes se voient obligées de faire partager leurs conversations. Ainsi, toutes personnes à proximité se voient imposer un spectacle.

En quelque sorte par addiction aux mobiles, les jeunes remettent à plus tard une partie de leur construction identitaire. Cela dit cette dépendance ne comporte aucun risque de développer des pathologies lourdes. Il s'agit simplement d'un nouvel objet transitionnel.

Avec des usages abusifs, le portable peut « déconnecter » les jeunes du monde réel. Ils comblent des manques et assouvissent leurs besoins par le biais de cet instrument. Selon moi, le plus gros risque auquel ils pourraient être confrontés, serait d’oublier que le plus important est de communiquer simplement. Marie-Cécile COTTON . Master 1 Communication et Génération.Jeunesse


mercredi 18 novembre 2009

Super Nanny : l'engouement, et après?


Ça n'a pu échapper à personne : « Super Nanny », émission phare de la chaîne M6 a beaucoup fait parler d'elle. Depuis ses débuts, en 2005, de nombreux parents se sont servi des conseils de Cathy (la super nanny française) pour l'éducation de leurs enfants.
En effet, qui n'a jamais vu un parent, face à un enfant capricieux dans un magasin, se baisser à la hauteur de son rejeton, compter jusqu'à trois en pointant du doigt, comme le fait si bien Cathy, et lui promettre une punition quelconque? Très convaincus que cette solution est la meilleure car, en peu de temps, Cathy est devenu un modèle en terme de bonne éducation. Les parents ont sûrement oublié là que « Super Nanny » est avant tout une émission de télé réalité et que, comme toute émission de télé réalité, tout n'est pas dit et tout n'est pas montré.
Le plus contradictoire est que si l'on écoute ces mêmes parents, ils pestent contre la Star Academy ou encore contre Koh Lanta parce que c'est « truqué », parce que ces émissions de télé réalité c'est « nul », ça ne mérite en rien le nom qui leur est attribué. Cependant, ils croient dur comme fer au fait qu'en deux jours de tournage, un enfant peut complètement changer de comportement et que les parents passent de « parents laxistes » à « parents autoritaires » grâce à notre nurse magique.
« C'est Cathy qui l'a dit! », « Tu l'as bien vu à la télé hein?! » : voici deux phrases que les parents qui croient en les solutions de Cathy, aiment répéter. Ne serait-ce pas, là, le moyen pour des parents de faire passer Cathy pour la méchante devant leurs enfants, se dégager de la responsabilité du « méchant » et ainsi, continué d'être vu par ces derniers comme des parents « gentils, sympas et cools »?
Cependant, nous avons pu voir que l'engouement était retombé depuis un certain moment. Il y aurait eu de nombreuses plaintes de parents ayant bénéficié des conseils de Cathy parce qu'ils n'avaient plus de nouvelles : auraient-ils, eux aussi, oublié que super nanny est avant tout un concept télévisé? Pauline, étudiante.

vendredi 19 juin 2009

Hight School Musical


On a travaillé sur des chansons de Hight School Musical en anglais (je suis en 3°) et je voudrais dire que c'était super intéressant parce qu'on a beaucoup discuté des rôles des filles et des garçons à partir de l'histoire et du personnage de Troy : il ne veut pas que ses copains sachent qu'il chante parce qu'il est le capitaine de l'équipe de baskett et qu'il est très populaire dans son lycée (et chanter c'est nase, pas sérieux pour un garçon) et en fait comme il va s'y autoriser il va ouvrir plein de portes aux autres garçons qui vont avouer "leurs secrets" c'est à dire leurs passions. Du coup nous, les garçons et les filles de la classe, avons pu vraiment parler de ce que nous aimons et ce qu'on n'ose pas dire ou faire de peur des commentaires des autres.
Je dis tout ça parce que mes parents ils trouvent le film nase et ils le critiquent, n'empêche que c'était bien pour nous, on aurait pas eu la discussion sinon. LAURA

mercredi 17 juin 2009

Filles/garçons : rien ne change!

Petit aperçu du cahier de maths et tout particulièrement des énoncés de problèmes, de mon fils, actuellement en CM2 :
La très gourmande Emma mange une glace vanille-chocolat-pistache tous les jours. la glace est à 2,50, mais le marchand...etc
Mylan s'entraîne au sprint, il realise le 10m en 19 secondes 25, etc...
Stéphanie va faire ses courses de tenues d'été....
Amélie a payé son nouveau sac....
Thomas doit livrer 450 journaux...
Au marché, Fatouma veut achetr 8 pêches,....
Hélène prépare des cookies pour la classe..
Dimitri calcule le temps qu'il va mettre pour préparer ses révisions...
Emma prépare une crème anglaise....
Pour faire 5 km, Samuel a marché....
Pour sa pommeraie, Anna a récolté 4700 kg de pommes
Un aventurier nommé Dimitri décide de partir 45 jours en pleine SIbérie...
Emma, Valentine et Justine ont un budget de 302,72 euros pour leur colo...
A.D.C.M.M.O.R.M (garçons) s'associent pour acheter 2 buts de foot...

et j'en passe... les filles sont coquettes, participent aux tâches domestiques (marché, cuisine,..) les garçons sont dans le mouvement, l'action (marcher, courir, livrer, partir à l'aventure, etc..), rien de neuf je sais mais tout de même !

mardi 10 mars 2009

Les p’tits bateaux du savoir…

« Qui était Louis XIV ? » « Comment le SIDA est-il apparu ? » « Pourquoi croit-on en Dieu alors que personne ne l’a vu ? » « Pourquoi le lait fait du fromage ? » Autant de questions auxquelles des spécialistes tentent de répondre clairement et simplement le dimanche soir sur France Inter, juste avant l’heure du dîner. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces questions ne sont pas posées par un journaliste féru de culture générale, non : les vrais interviewers de l’émission, ce sont de jeunes auditeurs de 6 à 12 ans, dont les appels sont judicieusement sélectionnés et présentés par l’animatrice-productrice Noëlle Bréham. Ses mots simples, ses remarques pétillantes, contribuent à faire de cette émission un vrai bijou radiophonique, une mine de connaissance, à destination de tous. Car, s’il n’y a que des enfants pour oser demander « pourquoi il n’existe pas encore de machine à remonter le temps », il faut avouer que chacun y trouve son compte, y compris les philosophes, historiens, physiciens, médecins et autres savants qui doivent adapter leurs réponses afin de les rendre accessibles aux jeunes auditeurs (mais aussi aux moins jeunes, qui sont heureux d'enfin comprendre ce que signifie « E=MC2 »…) Bref, espérons que « Les p’tits bateaux », qui fêtent cette année leur sixième anniversaire, nous feront encore longtemps naviguer sur les flots du savoir…
Cécile, étudiante en Master1 Communication et Générations.

vendredi 6 mars 2009

La petite fille de l’an 2009 …


Il y a encore quelques jours, je pensais que mes parents, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, étaient de vieux ringards qui ne comprenaient rien aux évolutions de la vie. C’est vrai, la moindre nouveauté les choque ! Ma petite sœur de 18 ans part avec ses copines à une « soirée sex-toys » ? Et alors ? C’est pour se marrer. Mon voisin de 8 ans a un ordinateur portable ? Humm, cela lui permet au moins de découvrir un peu autre chose que son jardin, lui qui ne part jamais en vacances. Ma cousine de 10 ans a 30 € d’argent de poche tous les mois ? C’est sûr, elle sera sûrement mieux gérer ses économies que moi plus tard. Que voulez-vous ? Pas besoin de dramatiser les choses. A 23 ans, je suis encore « d’jeune » dans ma tête et rien ne me perturbe! Enfin, c’est ce que je pensais. C’est dur de se l’avouer, mais pour la première fois de ma vie, j’ai osé prononcer une phrase digne d’une maman relou ! Tout est arrivé samedi dernier, en allant accompagner ma copine faire les boutiques (oui oui, moi je suis sérieuse). Pendant qu’elle s’acharnait à trouver le petit haut tendance de la saison, je suis allée faire un tour chez les petits. C’est toujours trop mignon ce qu’on leur propose : des petites jupes à froufrous, des pantalons avec des petits cœurs, des chaussettes Hello Kitty, des strings… Quoi ? Des strings ? Non ce n’est pas possible, quelqu’un a du les ranger là par erreur… Hummm, c’est qu’ils sont petits quand même. Non non, je ne rêve pas c’est bien du 8 ans. C’est à ce moment là que le drame (pour moi s’en est un !) arriva : « Oh mon dieu ! Ils font des strings pour les enfants ! » Voilà, j’ai grandi, vieilli. Je commence à tout juste comprendre ce que ma mère a pu ressentir des années plus tôt. J’ai l’impression que le monde ne tourne pas rond sur ce coup-là. Et je ne suis pas rassurée. Rien ne va en s’arrangeant. Moi qui pensais que je serai une maman cool, je viens de tomber sur une paire de chaussures à talons pour enfants… imprimée léopard ! Tapez « heelarious » sur vos pc et jugez par vous-même. Âmes sensibles s’abstenir !Pauline.