« Ça y’est, tu t’y mets, il était temps ! » peut-on par exemple lire sur le « wall » d’un nouvel inscrit sur Facebook. Parfois, les amis préviennent aussi : « attention, on devient vite accro ! ». Faut-il donc y voir une nouvelle addiction des jeunes ? Sans doute le mot est-il trop fort, mais il n’en reste pas moins que les réseaux sociaux américains du type My Space ou Facebook sont devenus un véritable phénomène du net avec plus de trois millions d’utilisateurs chez les Français.
Les raisons de ce succès reposent surtout sur la possibilité d’entrer en contact avec n’importe quelle personne inscrite. Un clic, une confirmation de l’autre, et il fait partie de votre liste d’amis. L’avantage, c’est que l’on peut ainsi retrouver des personnes perdues de vue, un peu comme on le faisait avec des sites comme Copains d’avant. L’inconvénient, c’est qu’à trop « sociabiliser » virtuellement, on aurait tendance à en oublier le contact humain traditionnel. Quel nouvel inscrit ne se laisse pas prendre au jeu de la consultation des profils de ses anciens camarades, au point de pouvoir passer plusieurs heures d’affilée sur Facebook ?
Il faut dire que les pages peuvent être très fournies… On y crée des albums photos, on affiche ses goûts, on y inscrit son humeur du jour, ses coordonnées – parfois même son adresse… à méditer pour les plus jeunes - etc. Sans compter toutes les applications pour lesquelles chaque membre est sollicité tous les jours : des tests, des quizz, des jeux pour trouver le partenaire idéal… Plus qu’un Msn moderne, Facebook se veut presque club de rencontre. Et même s’il est possible de préciser ce que vous venez y chercher (contacts professionnels, amitié, relation amoureuse…), il n’est pas rare de recevoir des messages d’illustres inconnus qui vous proposent de faire connaissance. Méfiance donc, il ne serait pas prudent de laisser un adolescent s’inscrire sans lui expliquer les risques auxquels il s’expose.
L’autre effet pervers de ce site c’est qu’à trop dévoiler son quotidien sur le net, n’importe qui peut en apprendre plus qu’il n’en faut sur votre petite personne. Il y a tout de même une possibilité de limiter l’accès de son profil aux personnes faisant partie de sa liste d’amis. Et c’est sans doute la bonne solution pour éviter l’effet « Big Brother ». En effet, les jeunes (et parfois les moins jeunes!) oublient parfois un peu vite qu’ils ne sont pas les seuls à fréquenter ces réseaux qui sont de vraies mines d’or pour les sociétés de marketing, ou même pour leur futur employeur avant un entretien d’embauche.
Ainsi, bien qu’on ait vu se développer ces dernières années des campagnes de prévention contre les risques d’Internet auprès des écoliers et des parents, une nouvelle réflexion semble indispensable devant ce type de sites( Virginie Gruenenberger, étudiante)
jeudi 13 mars 2008
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2 commentaires:
Je dois être trop vieux, je ne pige pas l'intérêt du truc.. parler, rencontrer, échanger, croiser un regard, courir, respirer, bouquiner.. c'est ce que j'aime. C'est sûr, je suis de l'ancien temps. Pourtant je ne peux m'empêcher d'être inquiet et je me demande aujourd'hui ce que recouvre le mot "intimité" ? Paul
une petite vidéo réalisée avec les étudiants de l'école du Futur à Mons
A propos de ces nouveaux médias; facebook, etc.
Rien ne chage à l'école et pourtant tout a changé!
http://www.youtube.com/watch?v=BXw0E2UbOE0
Une série de séminaires à leur attention dans les semaines à venir grâce à geniesen.net
Seb
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